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Département des Arts Décoratifs

Une date clé dans l’histoire des collections des Musées d’Archéologie et d’Arts décoratifs de la Ville de Liège, mieux connus sous le nom de Musée Curtius, est sans conteste celle du 4 avril 1850. C’est ce jour-là que, sous l’impulsion d’érudits liégeois, archéologues, historiens, architectes, dont Albert d’Otreppe de Bouvette, Ulysse et Félix Capitaine, Edmond de Sélys-Longchamps, Charles et Joseph Grandgagnage, Charles Delsaux, l’Institut archéologique liégeois (I.AL.) a vu le jour. L’objectif premier que se fixe cette « société savante » est de « rechercher, rassembler, et conserver les œuvres d’art et les monuments archéologiques que renferme la province » (article 1 des statuts constitutifs), d’établir un musée ouvert au public et de publier un bulletin consacré à l’étude des vestiges du passé.

 

jean-baptiste coclersLes collections, sans cesse croissantes, fruit de fouilles heureuses, d’importantes donations (Moxhon, Bronckaert, Granjean, Henri-Jean Hennet…) ou de dépôt de l’Etat, sont abritées successivement dans différents locaux du Palais des Princes-Evêques, à la Bibliothèque de l’Université, à l’Emulation, avant que, le 12 octobre 1874, soit inauguré un premier musée de l’Institut, ouvert au public dans une des ailes du Palais des Princes-Evêques. 

 

Dans le rapport de l’Institut de 1891 est déjà mentionné le projet de « transfert du musée à la Maison Curtius » : en 1901, l’action conjuguée de la Ville de Liège et de l’I.A.L. permet l’acquisition du bâtiment Curtius. Au terme d’importants travaux de rénovation entrepris sous la direction de l’architecte Joseph Lousberg, ce joyau de l’architecture mosane, devient un Musée d’Archéologie et d’Arts décoratifs inauguré en juillet 1909. Le 12 février 1903, la Ville de Liège, soucieuse de son patrimoine, achète l’Hôtel des Comtes d’Ansembourg, ancienne demeure de Michel Willems, édifiée entre 1738 et 1741. Après restauration, s’ouvre au public, le 10 juillet 1905, un musée consacré aux arts décoratifs du XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

coupe "oranus"La collection d’arts décoratifs du Musée est particulièrement riche et disparate. La sculpture sur calcaire ou grès houiller livre quelques chefs-d’œuvre de l’art mosan au XIIe siècle, tels la Vierge de Dom Rupert ou le Tympan d’Apollon. A côté de l’importante collection de fragments de retables brabançons du XVIe siècle, la collection de sculpture compte de belles réalisations sur marbre, ivoire, albâtre, terre cuite ou métal, représentatives de l’œuvre d’artistes tels que Jean Del Cour, Jean Varin, Guillaume Evrard, Arnold de Hontoire…

 

La collection d’orfèvrerie est une des plus riches, comptant des œuvres d’art magistrales telles que la Croix de Kemexhe, du milieu du XIIe siècle, la Coupe Oranus datée de 1564, la Cafetière torse réalisée par Jean-Adrien Grosse en 1763.


 

assiette en porcelaineLes œuvres en faïence et porcelaine comptent quelques belles réalisations chinoises, italiennes, allemandes, anglaises, hollandaises (Delft), françaises (Sèvres), et belges (Liège, Andenne, Tournai, Bruxelles).


vases en pâte tendre de tournai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, l’importante collection de mobilier s’étend de l’époque gothique (lambris, volets, coffres) jusqu’à des ensembles de style Art nouveau et Art déco, en passant par la Renaissance, par le XVIIe siècle, voire par le XVIIIe siècle. De nombreuses réalisations de Gustave Serrurier-Bovy entrent dans les collections muséales à partir de 1972. Son talent se retrouve dans le Studio Eugène Ysaye, légué par les héritiers en 1931 à la Ville de Liège.


armoires


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