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Département des Armes

C’est en juillet 1885 que le Musée d’Armes a ouvert ses portes à Liège, à l’initiative de la Ville et d’un fabricant d’armes local, Pierre-Joseph Lemille.  Ainsi se concrétisait la volonté de doter la Cité ardente d’une institution permanente consacrée à une de ses industries les plus caractéristiques : l’armurerie. Le Musée d’Armes était alors situé dans l’ancien hôtel de Hayme de Bomal, naguère propriété de Lemille, qu’il occupa jusqu’à son intégration dans le Grand Curtius.

A l’origine, il avait pour but de rassembler le plus grand nombre possible de modèles d’armes à feu portatives du monde entier, à des fins didactiques et commerciales pour les professionnels du métier et pour répondre à l’intérêt du grand public en général.

fusil pour l’exposition de 1867Au fil des années, ce musée s’est enrichi par des achats (collections Renkin, Fraigneux, Malengret-Lebrun…) et des donations (collections Dresse de Lébioles, Solvay…), au point de devenir un des plus importants du monde dans sa spécialité.  Il a ainsi considérablement accru son patrimoine et l’a étendu à des domaines diversifiés : armes blanches, armes défensives, munitions, ordres et décorations, médailles…

Le département des armes du Grand Curtius, qui en est l’héritier, occupe essentiellement deux galeries, tandis qu’une sélection de ce patrimoine est répartie dans les salles du musée.  Il est divisé en deux grandes sections : les armes civiles et les armes militaires.  La première, dont l’intérêt est à la fois historique, technique et artistique, comporte des armes blanches et à feu ; il s’agit d’une part, d’armes de chasse et de tir sportif et d’autre part, d’armes de défense personnelle et d’apparat.

Plusieurs vitrines sont consacrées aux armes d’exception.  Elles se distinguent soit par la qualité supérieure de leur exécution, soit par la notoriété de leur ancien propriétaire, soit encore par le caractère singulier de leur destination.

couteau de chasse 18e siècle de la donation solvayL’ensemble est complété par des armes insolites, dites « armes à système », par quelques répliques ou copies et, enfin, par un choix de poires à poudre (poudrières) parmi les plus représentatives de la collection.

La section des armes militaires met notamment l’accent sur les grands conflits auxquels la Belgique, et en particulier la région de Liège, a été confrontée.  Elle réunit aussi, sur un plan mondial, un choix significatif d’armes militaires portatives, du Moyen Age à  nos jours.  Il s’agit d’armes blanches, à main et de jet, ainsi que d’armes à feu, d’épaule et de poing et de dotation collective, avec leurs munitions.

L’équipement défensif est également représenté, et l’artillerie brièvement évoquée.  La succession des systèmes d’armes, de plus simple au plus compliqué, reflète l’évolution technologique au cours du temps et jalonne le parcours des principaux événements historiques.

On verra encore les armes de traite, à la typologie spécifique et destinées aux colonies et pays lointains (du 18e au 20e siècle) ainsi que les armes ethniques, utilisées en dehors de l’Europe et qui permettent des comparaisons avec l’équipement occidental.

Enfin, une sélection d’insignes d’ordres religieux et civils, ainsi que de décorations, évoque les fastes autant que les heures sombres d’un passé lointain ou récent.

Ailleurs, une section est dédiée aux techniques et à la vie armurières, ainsi qu’aux métiers artistiques de l’armurerie de luxe.

Par le truchement de ses « Amis », le Musée a également reçu un drapeau de la révolution liégeoise de 1789, document rarissime récemment restauré et exposé dans la section idoine.

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